Archives de quarantaine

Lore de Los Santos

Los Santos n'est plus une ville. C'est une carcasse immense, encore chaude, où chaque faction tente de donner un sens à la survie.

Rapport TLH-07

Quand les sirènes se sont tues, la ville a commencé à parler autrement.

Avant l'infection, Los Santos était déjà une ville sous tension : argent facile, corruption, trafics, quartiers oubliés et services publics au bord de la rupture. L'épidémie n'a pas créé le chaos. Elle l'a libéré.

Chronologie de la chute

Des premiers cas confondus avec la rage jusqu'à l'effondrement de Los Santos — archives reconstituées à partir de rapports médicaux, transmissions policières et témoignages de survivants.

J-21

Les premiers cas d'infection

Ça commence dans les quartiers oubliés de South Los Santos et autour du port : morsures lors de rixes nocturnes, agressions inexpliquées, chiens errants retrouvés morts. Les urgences reçoivent des patients agités, hypersalivants, incapables de supporter la lumière. Les médecins parlent de rage, d'intoxication ou de drogue de rue. Les analyses ne collent pas tout à fait : fièvre trop rapide, comportement trop violent, régression motrice anormale. Pillbox Hill classe les dossiers en « pathologie infectieuse à surveiller » sans alerter la presse. La ville continue comme si de rien n'était.

J-14

La contagion sous-estimée

Les cas se multiplient le long des lignes de métro, dans les foyers de sans-abri et les squats de La Mesa. Les victimes mordent leurs proches avant de s'effondrer ; quelques heures plus tard, les mordus développent les mêmes symptômes. Le LSPD traite encore le phénomène comme une vague de violence liée aux gangs. Les hôpitaux imposent des isolements discrets, mais les effectifs sont sous-payés et sous-staffés depuis des années. Des rumeurs circulent sur un virus animal, un lot de produits chimiques volé, ou une arme biologique — aucune version ne rassure vraiment.

J-7

L'alerte silencieuse

Pillbox Hill ne tient plus le flux. Les couloirs débordent de civils en crise, certains attachés sur des brancards. Le gouverneur de San Andreas, Nathan Whitmore, convoque une cellule de crise restreinte depuis le palais administratif de Los Santos. On évoque enfin un « syndrome neuro-infectieux » transmissible par morsure et fluides biologiques — mais les premières décisions officielles visent surtout à verrouiller l'accès aux collines de Vinewood et à renforcer la sécurité autour de la résidence Whitmore. Les médias reçoivent consigne de modérer le ton pendant que le sud de la ville s'enflamme. Les pharmacies de Vinewood sont pillées en quelques heures. Des barricades spontanées apparaissent dans les quartiers riches de Rockford Hills, là où les autorités ont encore le temps d'agir.

Jour 0

Le signal rouge

L'hôpital central de Los Santos bascule dans la nuit. Un patient en isolement se relève pendant un transfert, mord deux infirmiers et un médecin, puis disparaît dans les couloirs. Les équipes de sécurité perdent le contrôle étage par étage. Les sirènes ne s'arrêtent plus. Les premiers morts « ressuscitent » sous les yeux du personnel — yeux vitreux, mâchoires qui claquent, marche saccadée. Le LSPD boucle le périmètre de Pillbox Hill, mais il est déjà trop tard : des ambulances contaminées repartent vers la ville sans que personne ne le sache.

Jour 2

La panique organisée

Le centre-ville se vide en journée et se remplit de chaos la nuit. Les supermarchés sont dévalisés, les distributeurs asséchés, les routes vers l'aéroport saturées. Whitmore annonce publiquement des « camps de stabilisation » en Blaine County, mais les convois prioritaires escortent d'abord l'épouse et les enfants du gouverneur vers le nord, ainsi que plusieurs familles de son cercle politique. Les checkpoints filtrent mal le reste de la population : infectés latents, refus de quitter sa maison, embuscades de pillards. Plusieurs bus civils ne donnent jamais de nouvelles. Au commissariat de Mission Row, les policiers reçoivent l'ordre de tirer sur les individus « présentant une menace biologique active » — un ordre impossible à appliquer proprement dans la rue, pendant que le cabinet du gouverneur rédige encore des communiqués rassurants.

Jour 3

La ville se ferme

Les accès routiers majeurs sont barricadés sur ordre du cabinet Whitmore. L'aéroport international cesse ses vols commerciaux après une tentative d'embarquement qui tourne au massacre sur un tarmac — la piste réservée aux vols d'État avait pourtant été dégagée en urgence la veille. Les autorités coupent internet par zones pour « limiter la désinformation », ce qui ne fait qu'accélérer les rumeurs sur l'évacuation de la famille du gouverneur. Des quartiers entiers du sud sont déclarés zones rouges sans évacuation réelle, tandis que les axes vers Blaine County restent surveillés pour protéger les convois restants. Beaucoup de citoyens comprennent qu'ils sont enfermés avec l'infection. Les radios locales diffusent encore les messages de calme de Nathan Whitmore jusqu'à ce que les studios soient eux-mêmes envahis.

Jour 7

La loi se fracture

Le LSPD se divise. Une partie des effectifs reste en poste pour protéger les convois et les points vitaux ; d'autres rentrent chez eux pour sauver leur famille ; quelques unités basculent dans l'autoritarisme ou le racket. Les prisons de Bolingbroke et les transferts vers des détentions périphériques deviennent des catastrophes : coupures d'électricité, émeutes, évasions en chaîne. C'est dans ce chaos que naît le noyau des Fuyards. Damian Vale, détenu de longue date à Bolingbroke, provoque une brèche lors d'un convoi de transfert attaqué par des infectés : prisonniers, gardes désabusés et survivants du cortège fuient ensemble vers La Mesa. Vale refuse de choisir entre la cage de la prison et celle des checkpoints de Whitmore. Les Medics, eux, tentent de tenir des postes de secours improvisés autour de Pillbox et du Pink Cage Motel.

Jour 11

Chute de Los Santos

Les communications officielles s'éteignent quartier par quartier. Le dernier message gouvernemental connu — enregistré par Nathan Whitmore depuis un bunker nord de l'État — ordonne de « se regrouper, rationner, attendre les secours ». En réalité, il fait évacuer sa famille vers Blaine County tout en regroupant policiers fidèles, gardes rapprochés et fonctionnaires encore loyaux. Le discours public vise à tenir la ville calme ; les décisions réelles préparent une reprise de contrôle par la force. Les commissariats, pharmacies et stations-service deviennent des champs de bataille entre survivants, infectés et groupes armés. Le port est partiellement incendié pour bloquer une fuite maritime qui n'a jamais eu lieu. Los Santos n'est plus une ville administrée au sens ancien. C'est un territoire de ruines où chacun cherche un nouveau maître.

Jour 18

Les premières zones tenues

Quand l'État disparaît, des poches d'organisation émergent par nécessité. Nathan Whitmore réapparaît à Los Santos à la tête d'un noyau d'anciens policiers et de fonctionnaires : la Milice. Il y proclame la continuité du pouvoir et se présente comme le dernier représentant légitime de San Andreas. Autour de points sensibles — Pillbox Hill, le Pink Cage Motel, certains axes vers le nord — les patrouilles miliciennes imposent checkpoints, couvre-feu et rationnement. Dans le même temps, Damian Vale regroupe les Fuyards dans les entrepôts de La Mesa et les franges du port : là où la Milice arrive trop tard ou ne veut pas aller. L'hôpital de Pillbox reste un symbole fragile de soins encore possibles. Le camp de Braddock Pass accueille ceux qui ont fui la ville. Beaucoup de survivants voient dans Whitmore un sauveur ; d'autres voient en Vale l'homme qui a refusé de remettre sa liberté entre les mains d'un gouverneur déjà prêt à sacrifier le sud.

Aujourd'hui

The Last Hope

Les groupes encore debout se disputent les restes de San Andreas. La Milice, commandée par Nathan Whitmore, fait figure de « gouvernement » en place : elle contrôle les zones safe, arbitre les convois et tente d'imposer une loi d'exception dans les quartiers encore tenus. Face à elle, les Fuyards de Damian Vale survivent en marge — entrepôts, docks, routes secondaires — et refusent tout uniforme, toute cage, toute amnistie conditionnelle. Vale ne prétend pas gouverner la ville ; il protège les siens et ceux qui n'ont plus confiance en Whitmore. Les Medics sauvent ce qui peut l'être dans des conditions précaires. Les Survivants ordinaires s'accrochent à des habitudes, des métiers, des peurs — et cherchent une faction, un camp ou une ruelle où dormir sans mourir. L'infection n'a pas disparu : elle rôde dans les couloirs sombres, les entrepôts abandonnés et les cris qu'on entend trop tard. The Last Hope n'est pas une victoire. C'est ce qui reste quand tout le reste a cédé.

Les zones marquées

Pillbox Hill

Ancien cœur médical de Los Santos, le quartier reste un symbole d'espoir et de danger. Les couloirs de l'hôpital sont encore remplis de dossiers, de matériel abandonné et de traces de la première panique.

La Mesa

Entrepôts, garages et routes industrielles en font une zone stratégique pour les convois. C'est aussi l'une des tanières connues des Fuyards de Damian Vale — là où la Milice de Whitmore n'aime pas s'aventurer sans escorte.

South Los Santos

Les quartiers populaires ont tenu plus longtemps que le centre-ville grâce à l'entraide locale. Aujourd'hui, chaque rue peut abriter une communauté, une embuscade ou un souvenir de l'ancien monde.

Port de Los Santos

Les conteneurs promettent nourriture, outils et médicaments, mais le port attire toutes les convoitises. Les brumes du matin y cachent parfois plus que des infectés.

Questions qui nourrissent le RP

  • Qui a le droit de faire appliquer la loi quand l'État n'existe plus ?
  • Faut-il soigner tout le monde, même ceux qui ont condamné d'autres survivants ?
  • Les Fuyards de Damian Vale sont-ils des criminels dangereux ou les seuls à avoir refusé la nouvelle cage de Whitmore ?
  • Une faction peut-elle protéger Los Santos sans devenir elle-même un nouveau tyran ?
  • Nathan Whitmore et la Milice représentent-ils encore l'État, ou seulement ce qu'il en reste de plus dangereux ?

Ton groupe écrit la suite.

Le lore pose le cadre, mais les survivants décident de ce que Los Santos deviendra : refuge, prison, champ de bataille ou dernière chance.

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